La visite de Catherine de Médicis et la réalité historique :
Durant quatre jours, de fin juin à début juillet, la ville de Salon de Provence va revivre la visite que fit Catherine de Médicis avec sa cour en 1566 à la ville de Salon de Provence et à Nostradamus. Cette manifestation traditionnelle fait partie du patrimoine culturel de la ville depuis plus de vingt ans.
Après la paix d'Amboise, le 19 mars 1562, qui promulgua un édit permettant aux protestants le libre exercice de leur culte, la Reine-Mère, Catherine de Médicis, organisa un véritable 'tour de France' de deux ans, à la fin du mois de février 1564, accompagnée du jeune roi Charles IX, alors âgé de quatorze ans, du duc d'Anjou (le futur Henri III), de sa fille marguerite, du duc d'Alençon, et également du petit cousin Henri de Navarre (le futur Henri IV).
En 1564, le royaume de France est dévasté par les épidémies, la faim, les guerres incessantes. Catherine de Médicis voulait réconcilier les Français autour de la royauté. Car quelques années auparavant, de nombreux troubles avaient eu lieu, notamment en Provence, entre Papistes et Huguenots, c'est-à-dire entre les catholiques traditionalistes et les partisans de la Réforme.
Le 'train royal' s'arrêta à Salon le 17 octobre 1564.
Son déplacement est impressionnant, elle s'entoure d'une cour somptueuse, un long cortège qui compte plusieurs milliers de gens : famille, gentilhommes, plus de 80 suivantes, une centaine de valets, autant de pages, sans compter les gardes suisse et écossaise, les ambassadeurs et leurs suites, les membres du Conseil , les fournisseurs de la Cour avec 'armes et bagages' et quelques 800 chevaux.
Les motivations de Catherine de Médicis à se lancer dans un aussi long périple à travers la France furent de faire découvrir au jeune Charles IX ses provinces, son peuple et ses coutumes.
Parmi les villes visitées, Troyes, Bar-le-Duc, Mâcon, Lyon, Valence, Avignon et Saint-Rémy-de-Provence, Salon de provence n'était pas d'un grand intérêt politique, mais Catherine ne pouvait éviter cette dernière, car elle désirait rencontrer Michel de Nostredame (Nostradamus), le célèbre astrologue et devin, pour en savoir plus sur l'avenir de son royaume.
Elle fit son entrée dans une ville décimée par la peste et cela avec courage, alors que d'autres fuyaient, mais la rencontre avec le mage fut pour elle d'un grand réconfort.
Merci à l'Association Mémoire et Légendes.



